dimanche 15 juin 2008

Mon Dieu, je suis foutue !

Rapporté par Q., un détail étymologique amusant : "enthousiasme" et "théologie" ont la même racine "theos".

Si aujourd'hui, "enthousiasme" a perdu sa connotation religieuse, il signifiait pourtant à l'origine "inspiration ou possession par le souffle divin ou par la présence d'un dieu".

J’emprunterai donc ses mots : de là à dire que je suis une grande enthousiaste ou une fervente croyante... Mon Dieu, je suis foutue !

mercredi 11 juin 2008

Mon kiff au taf, c’est que ça bouge et que ça me mette la gouache !

Récemment, mon client me demandait quel était le moteur d’un de nos collaborateurs. Amusée par la question, j’ai défini une classification personnelle.

La soumettant à plusieurs de mes amis, Q. – ma deuxième conscience – a répondu : "Mon activité professionnelle n'est pas animée par un moteur sous-jacent spécifique : tout l'intérêt est qu'elle contribue au mouvement qu'est ma vie." soit de manière plus triviale : "Mon kiff au taf, c’est que ça bouge et que ça me mette la gouache !".

Je ne peux qu’acquiescer devant, une nouvelle fois, tant de bon sens…

samedi 7 juin 2008

En sens contraire

Héraclite [a dit] que "Ce qui est taillé en sens contraire s’assemble ; de ce qui diffère naît la plus belle harmonie, et c’est la discorde qui produit toutes les choses. "

Aristote, Ethique à Nicomaque, livre LXXXI

mercredi 21 mai 2008

Outsourcing : la banque frileuse ?

La presse spécialisée annonce régulièrement la signature de contrats cadres entre une banque et une société de prestation de Services afin d’externaliser un métier ou, plus couramment, une partie de sa gestion informatique. Les banques françaises sont plutôt réticentes à communiquer sur le sujet et accusent un certains retard par rapport à leurs homologues anglo-saxons ou nordiques. Après un rappel théorique des principaux termes de l’externalisation, les tenants et aboutissants de l’externalisation dans le monde financier seront indiqués pour enfin aboutir à une préconisation de solution innovante et à moindre risque : la « joint-venture glissante ».

Lexique de l’externalisation

La délocalisation est le transfert d'activités, de capitaux et d'emplois en des régions ou du pays bénéficiant d'un avantage compétitif supérieur. Pour faire simple, délocaliser consiste à séparer les lieux de fabrication ou de transformation des marchandises de leurs lieux de consommation.

L’externalisation, aussi appelée outsourcing, désigne le transfert de tout ou partie d'une fonction d'une entreprise vers un partenaire externe. Elle consiste très souvent en la sous-traitance des activités non essentielles et non stratégiques. Il s'agit d'un outil de gestion stratégique qui se traduit par le recentrage d’une entreprise sur sa sphère d’activités : ses compétences de base et son cœur de métier (son core business en anglais).

D’une manière générale, il existe quatre voire cinq façons d’externaliser :

  • D’abord, Onshore :
    • Externaliser chez un prestataire situé dans le même périmètre géographique : pour une entreprise parisienne, dans une ville voisine ou sa banlieue.
    • Garder un haut niveau de compétences et trouver des profils indisponibles en interne.
  • Puis, Closeshore :
    • Externaliser dans des centres de services régionaux ou à l’échelle nationale.
    • Économiser 8 à 10% des coûts et conserver un accès rapide et facile.
  • Ensuite, Nearshore :
    • Externaliser dans un pays frontalier ou voisin : pour la France, en Espagne ou au Maroc.
    • Conserver le même fuseau horaire, maintenir un accès facile, converser dans une même langue, économiser 30 à 40% des coûts.
  • Enfin, Offshore :
    • Externaliser dans un pays lointain (Inde, Brésil, Russie…).
    • Permettre une montée en charge rapide, réduire les temps de réponse, réduire les coûts significativement.
  • Surtout, Bestshore :
    • Assurer le choix le plus adéquat d’externalisation vis-à-vis d’une situation donnée. Ainsi, l’objectif est toujours de choisir le prestataire qui offre le meilleur service en regard de l’attendu. De fait, le principe est similaire à l’adage anglo-saxon « using the right tool for the right job ».
    • Rechercher la combinaison optimale des critères du triptyque traditionnel [coûts – qualité – délais] ainsi que des contraintes typiques de l’externalisation [compétences & mode de travail – distance & décalage horaire – langue & culture].
Plus particulièrement, dans le domaine de la gestion et de la finance, l’externalisation porte le nom anglo-saxon « offshoring ». Ce terme désigne la création d'une entité juridique dans un autre pays que celui où se déroule l'activité. Ceci dans différentes optiques d’optimisation : la fiscalité (paradis fiscal), la gestion financière des capitaux (à travers le Business Process Outsourcing) ou, plus récemment, des activités de service (développement et maintenance informatique), voire de production.

Par ailleurs, on croise aussi des termes comme :

  • « Offshore Development » : transfert à l'étranger du développement d'applications informatiques, en priorité pour le domaine de l'informatique de gestion.
  • ITO « Information Techology Outsourcing » : externalisation de toute ou partie de la gestion des applications d’une entreprise
  • BPO pour « Business Process Outsourcing » : externalisation d’une fonction complète (paie, gestion des images chèque, back-office)
Quelques chiffres

En 2006 (source INSEE), tous secteurs confondus et pour leur informatique, le top trois des entreprises championnes de l’externalisation est :
  • Les Anglo-Saxons et les Suisses : 75%
  • Les pays nordiques (Danemark, Norvège, Finlande) : 70 %
  • Les Allemands 65%

Loin derrière sur la même période de comparaison, 29 % des entreprises françaises de plus de dix salariés sous-traitent une ou plusieurs fonctions informatiques. Parmi elles, 95 % déclarent faire appel à des prestataires situés en France. Seuls 8 % se fournissent à l'étranger (7 % dans l'Union Européenne et 3 % en dehors, certains utilisant l'un et l'autre). Ainsi, ces 8 % correspondent à 2,2 % des entreprises françaises, qui ont finalement recours à des sociétés étrangères pour leur informatique.

Développement, mise en œuvre, support technique et administration sont des fonctions sous-traitées par plus de 78 % des entreprises françaises. A l'inverse, elles ne sont que 22 % à externaliser des fonctions de management informatique (conseil, stratégie, plan directeur, e-business).

Depuis janvier 2006, on constate une hausse régulière des demandes de prestations externalisées de la part du secteur financier. On considère à l’époque que 69 % des entreprises du secteur la pratique pour leur informatique sachant que la Banque de Détail reste encore en phase d’exploration par rapport aux Assurances.

Quant aux aspects « métier » externalisés, le monde financier est plutôt avare d’information. Cependant, on peut noter que, selon une étude menée par Grant Thornton et l’Ifop auprès de 702 groupes français, 20% ont recours à l’externalisation ou envisagent d’externaliser les fonctions comptables ou financières tandis que la proportion grimpe à 27% dans la paie et les fonctions RH.

Pour le moment, les Banques mettent en place des projets de taille modeste : moins de 20 equivalents temps plein sur des solutions périphériques à leur cœur de métier en moyenne. L’année 2008 confirme la tendance à vouloir externaliser plus et plus gros.

Les experts considèrent que le marché de l’externalisation, étant en plein essor en Europe, devrait arriver à maturité dans les 5 prochaines années. Et ce, même si on note une différence de comportement notable entre les Banques européennes et américaines : en 2007 par rapport à 2006, l’externalisation progresse respectivement de 78% et de 3,5%.

Tenants et aboutissants de l’externalisation : Entre craintes supposées et risques réels, entre motivations exprimées et besoins cachés

Face à la pression concurrentielle, toute entreprise cherche à améliorer sa compétitivité. La solution d’externalisation peut répondre à ce besoin sur plusieurs axes :
  • réduction des coûts,
  • amélioration constante de la productivité,
  • augmentation de la qualité
  • et renforcement de la capacité d’innovation.
De même, vis-à-vis de la difficulté à stabiliser les ressources adéquates dans l’entreprise, les entrepises voient l’outsourcing comme un outil de flexibilité intéressant. L’approche des départs massifs en retraite des papy-boomers n’est pas sans ajouter une certaine pression sur les banques en mal de renouvellement de leurs ressources humaines. Ainsi, l’externalisation est parfois utilisée comme un moyen de contournement pour le remplacement des ressources internes sur le départ : plutôt que de remplacer tous les effectifs qui partent en retraite, on les transforme partiellement en effectifs externes grâce à un contrat d’outsourcing. Parallèlement, la définition et la mise en place de nouveaux processus, souvent automatisés, permet de compenser le différentiel créé par le changement d’organisation.

Qui plus est, l’instabilité récurrente de l’économie globale et des marchés financiers poussent les banques à palier la hausse de leurs coûts fixes par la recherche de nouveaux modèles de réduction de charges. Ainsi, la démarche globale des banques dans la mise en place d’un processus d’externalisation consiste à se concentrer sur le cœur de métier et les activités stratégiques pour n’externaliser que d’autres fonctions de moindre valeur ajoutée. Par exemple, le middle et le back office (conservation, global custody, fixed income, trading, crédits dérivés, administration des fonds) seront externalisés afin de se concentrer sur le front. Les pôles les moins stratégiques des fonctions comptables et financières, c’est-à-dire comptabilité générale et comptabilité fournisseurs, sont généralement les premiers touchés. Tout ce qui est plus « sensible » (audit interne, direction financière) n’est pas ou très peu externalisé car les banques ont peur de voir leurs accès aux informations plus difficiles et, de fait, de ne plus en être totalement maître.

De manière générale, l’externalisation a un fort impact stratégique pour la banque. Cette décision nécessite, par exemple, d’être attentif aux critères suivants au moment du choix du prestataire et tout au long de la relation contractuelle :
  • Expertise métier : connaissance des sujets, prise de recul, rôle de conseil pour assurer l’adéquation, la qualité et la vitesse du travail par rapport à la demande interne et externe.
  • Expertise technique : viviers d’experts capables de travailler sur des technologies de pointe, voire rares.
  • Expertise méthodologique : mise en place de procédures et processus complexes résultants du savoir-faire ou de l’expérience métier et formalisation du SI sous forme de cartographies. La construction et le partage d’un référentiel commun apportent un atout tangible : le Capability Maturity Model, élaboré par la Carnegie Mellon University, est un modèle aujourd’hui en plein essor et particulièrement bien implanté en Inde.
  • Disponibilité et flexibilité au niveau des effectifs : possibilité de montées en charge et en compétences rapides.
  • Compréhension mutuelle : similarités et dissemblances liées à la culture et la langue. On privilégie souvent des ressources maîtrisant sa langue maternelle pour faciliter la communication. Par exemple, une entreprise française choisira des prestataires basés au Maghreb, au Vietnam ou en Malaisie.
  • Proximité des ressources : prise en compte dans le mode de fonctionnement de la localisation géographique et du décalage horaire. De même, la présence d’infrastructures (routes, réseau de télécommunications…) favorisera la fréquence et la qualité des échanges.
  • Gestion des informations : outre la problématique de la sécurité des données, le partage des données est important, c’est–à-dire transmettre les informations utiles au moment opportun sans que l’on ait besoin de lancer des recherches longues et fastidieuses et capitaliser les informations de manière organisée afin de les pérenniser.
  • Gestion des savoirs : maîtriser les connaissances est essentiel à une exploitation optimaleen interne et chez le prestataire.
  • Conformité aux réglementations : déléguer une activité ne signifie pas se défaire des responsabilités. C’est bien la Bbanque qui est garante du respect des règlements et des lois en vigueur sur le territoire français (voire zone Euro) et les marchés financiers. La délocalisation ne doit pas être un moyen de passer outre les lois et réglementations (en particulier en matière de lutte contre le blanchiment) qui nécessitent un renforcement des systèmes informatiques et le recrutement d’équipes de déontologues.
Faire preuve de transparence est une condition sine qua non de réussite, ainsi la Banque doit être exigente en garanties : plus que trouver un juste équilibre entre proximité géographique et spécialisation technologique du prestataire, externaliser reste aujourd’hui un réel défi.

La joint venture « glissante » : un modèle pour externaliser à moindre risque

Ainsi on se rend compte que l'externalisation présente autant d'avantages évidents que ses formes contractuelles actuelles comportent d'inconvénients latents. Le principal inconvénient réside dans le fait que l'entreprise qui sous-traite ses services devient prisonnière d'un sous-traitant dont elle ne pourra pas se défaire.

Effectivement, si la concurrence initiale entre les potentiels sous-traitants permet de baisser immédiatement les coûts de l'entreprise qui externalise, elle est parfois un leurre quand, plus tard, l’entreprise peut soit reprendre à son compte et à grands frais le service considéré, soit renouveler le contrat de son prestataire à des termes que ce dernier impose.

Ainsi, on constate que les contrats d'externalisation sont majoritairement renouvelés à leur expiration, et surtout que les entreprises ne peuvent pas / ne savent pas faire jouer la concurrence en fin de contrat d'externalisation. Et pour cause : cela reviendrait pour les sous-traitants à revoir leurs prix à la baisse sur d’anciens contrats en diminuant d’autant leurs marges et profits alors qu’il est plus intéressant pour eux de se cartelliser implicitement et de se concurrencer sur les seuls nouveaux contrats.

Ainsi, la problématique sous-jacente est de savoir comment établir une concurrence entre tous les fournisseurs possibles d'un service interne qui soit, aujourd'hui et demain, bénéfique pour l'entreprise qui externalise certaines de ses fonctions. Une solution peut être de définir des contrats « glissants » : en 2008 on s’engage pour 2023, en 2009 pour 2024 et ainsi de suite, permettant aux sous-traitants d’avoir devant eux une durée suffisante pour amortir les investissements utiles. L’intérêt de ces contrats glissants est de rendre permanente la concurrence pour la propriété du service sous-traité, et d’attribuer une partie des bénéfices de cette concurrence à l'entreprise qui externalise.

Les contrats d'externalisation prennent alors les formes suivantes : le service externalisé est constitué en entreprise initialement dotée du personnel et des actifs du service interne, et d'un contrat de prestation de service de 7, 10 ou 15 ans auprès de la maison mère. Détenant initialement 100 % du capital de la nouvelle entreprise, l'entreprise qui externalise met en vente 30, 40 ou 50 % du capital avec deux clauses particulières :
  • d'une part, le management du service externalisé revient au sous-traitant détenteur des 30, 40 ou 50 % du capital de la nouvelle entreprise ;
  • d'autre part, la propriété de cette part du capital détenu par le sous-traitant sera en permanence disputée entre tous les sous-traitants possibles, le plus offrant pouvant à tout moment prendre la place de l'actuel sous-traitant.

Le service est ainsi externalisé sans devenir l'otage d'une firme tierce, et l'entreprise qui sous-traite s'assure 50, 60 ou 70 % des bénéfices de la concurrence permanente entre sous-traitants ainsi organisée.

L'entreprise qui externalise prolonge alors chaque année d'une année le contrat de fourniture exclusive accordé au service externalisé, sans crainte de traiter avec un sous-traitant devenu inefficace ni d'avoir à payer un prix excessif pour cette prolongation de contrat puisque l'essentiel du bénéfice lui en reviendrait. Les entreprises jouissent ainsi des bénéfices de l'externalisation sans craindre les lendemains qui déchantent.

Sources

AGEFI :

  • StateStreet souhaite élargir son assise, Jean-Eric Boussier, 29/11/2007
  • Les banques à pas comptés dans l’offshore informatique, 30/08/2007
  • Les entreprises françaises satisfaites de l’outsourcing de leurs prestataires, Olivier Decarre, 06/06/2007
  • Externalisation Offshore, de nouvelles règles du jeu, Ahmed Baladi, 07/09/2007
  • L’externalisation des RH progresse, 02/09/2005
  • Outsouring : des contrats durement négociés aux conséquences financières encore incertaines, Jean-Eirc Bousser, 17/03/2005
  • La BRI lance une mise en garde contre les dérives de l’externalisation, Antoine Duroyon, 23/02/2005
  • La vague de l’externalisation gagne la France, M.-L. W., 15/01/2004
  • Le boom de l’outsourcing, M.-L. W., 15/01/2004
  • L’externalisation devrait gagner du terrain dans l’Hexagone, Malika Benlatrèche, 26/06/2003
  • La face cachée de l’outsourcing, Jean Gatty, 06/11/1998

01-net :


FINEXTRA :


BANKINGTECH :


SILICON :


Business Week :


Business Intelligence – Middle East :
Le Monde informatique :

vendredi 28 décembre 2007

Banque de détail / banque à distance : quelles évolutions à venir ?

La France comporte de nombreuses grandes banques de détail généralistes. Aujourd’hui, la concurrence atteint un niveau jamais connu. Les options stratégiques en matière d’investissement se révèlent donc délicates : il faut prendre en compte les enjeux à la fois technologiques et commerciaux pour assurer sa survie au niveau mondial. Quel est le défi commercial et quelles sont ses conséquences en matière de système d’information ?

Panorama

Les banques de détail françaises, caractérisées par leur forte densité géographique, ont dû faire face ces dernières années à des évolutions qui mettent en péril leurs fonctions :
  • Intensification de la concurrence avec pression tarifaire
  • Nombreux changements réglementaires pour toujours plus de transparence
  • Mutations technologiques
  • Nouvelle donne sociétale et consumériste (multibancarisation et exigence accrue)
La satisfaction des clients s’est fortement dégradée face aux hausses tarifaires successives. Pour les contenter et par le jeu de la concurrence, les banques ajustent leurs prix. Si la compétition entre banques traditionnelles fait rage (banque de réseau et banque de détail), de nouveaux acteurs se développent en choisissant une stratégie de concentration sur un univers de besoin, un segment de clientèle ou un canal de distribution. Les consommateurs sont attirés par les arguments d’accessibilité et de rapidité, par des frais inférieurs à ceux des banques et par la qualité du conseil proposé.

Les courtiers en ligne évoluent ainsi progressivement vers le modèle de la banque à distance avec une approche multicanal très flexible : la comparaison des taux d'emprunt immobilier sur les sites de courtier et les prises de rendez-vous dans la foulée pour des conseils, le soir et le week-end. Ces courtiers s'associent à des sites d'annonces en ligne et aux agences immobilières pour dominer le marché et engagent une stratégie d’élargissement de l’offre (crédit à la consommation, épargne et défiscalisation immobilière, assurance) et de proximité physique en propre ou via des franchises. Avec ce modèle de multispécialiste intégré et indépendant, les courtiers et autres conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) devraient continuer à se développer, sauf retournement du marché immobilier.

Les banques classiques ont pour le moment réagi en rachetant certains courtiers mais elles courent des risques : leur offre de conseil est dévalorisée face à ces nouvelles filiales spécialisées et leur compétitivité semble réduite en agences. A l'avenir : les banques doivent mieux intégrer ces filiales et ce, sur deux axes : stratégie métier et relation client en offrant une véritable valeur ajoutée et un réel service de conseil personnalisé.

Enjeux

Différents enjeux sont à prendre en compte afin d’anticiper les besoins de la clientèle et de mieux y répondre :

1. Gestion des risques liés à l’instabilité du travail et de la famille
  • Précarité croissante du travail => Forte volatilité en termes de changement de banque due aux trajectoires professionnelles non linéaires
  • Éclatement de la cellule familiale => Attente d’accompagnement, de service et de conseil
  • Solidarité intergénérationnelle => Importants flux financiers d’épargne
  • Vieillissement de la population => Nouveau marché de masse du troisième et du quatrième âge
  • Nombre croissant d’exclus => Émergence d’une banque sociale : microcrédit pour le retour à l’emploi et service bancaire minimum
2. Marché de remplacement et d’innovation
  • Équipement croissant des clients => Arrivée à maturité de la bancarisation de la clientèle. La logique n’est plus à un marché de masse et d’équipement
  • Exigence des clients => Personnalisation du produit et conseil sur mesure
3. Tendances de fond de la clientèle : simplicité, praticité, proximité, confiance et transparence Vivre à la ville comme à la campagne : Recréer l'esprit village en ville => Développer les agences physiques, tisser des liens plus forts avec les clients (sociétaires)
  • Se presser sans se stresser : interagir avec sa banque quand on veut et comme on veut (quels que soient le lieu, le canal ou l'heure) => Développer l’offre multicanal et sa flexibilité
  • L'effet tribu : Volonté d'appartenance avec un groupe qui partage le même état d'esprit, les mêmes valeurs ou le même style de vie => Développement de partenariat (cobranding)
  • Economiser pour pouvoir ensuite dépenser plus : Payer selon l'usage ou la valeur estimée par le client => Développement d'offre low cost, évolution de la tarification
4. Essor des nouvelles technologies :
  • Internet => 10 millions d’utilisateurs et une croissance annuelle de 20 % avec généralisation du haut débit => Essor du paiement en ligne sécurisé : le commerce en ligne augmente (+ 40 % de 2005 à 2006) et permet d’étendre l’offre accessible aux clients
  • Le téléphone mobile via l’Internet mobile et le SMS => 52 millions d’abonnés => Développement du m-marketing, du m-commerce et du m-paiement, notamment grâce aux technologies sans contact
  • Le paiement « sans contact » : usage quotidien, souple, multi-applicatif, interopérable et rentable pour une clientèle de masse => les paiements Peer to Peer (par exemple Paypal) et les cartes multi-applicatives (par exemple Monéo en France) en substitution du chèque ou des espèces, ou plus globalement en désintermédiation des flux => les modern mass payments (m-paiement, sans contact et porte-monnaie électronique) en substitution aux moyens de paiement sur de petits montants.
Stratégies et modèles envisagés

1. Déstructuration de la relation bancaire

Illustrée outre-Manche par le modèle Anglo-Saxon, elle se caractérise par le fait que la banque de détail généraliste ne constitue plus le point de référence en matière d’opérations financières. Le point central du raisonnement client n’est pas sa banque mais bien son argent et ses besoins.

La concurrence est très développée, les clients très volatiles grâce à des règlementations libertaires du point de vue de la mobilité bancaire. Le client est autonome, acteur de sa situation bancaire, il se renseigne, compare et devient un réel expert. Internet lui permet de chercher des informations et de réaliser des benchmarks. L’élément de comparaison fondamental est le prix, sachant que les produits et services sont nombreux et peu standardisé.

Les banques universelles anglaises, parmi les plus rentables, affichent un service minimum : effectifs au plus juste, service guichet sans compétence, offres standardisées sans marge de flexibilité, culture purement commerciale et très agressive, perte des valeurs. Au nom du principe « business is business », le client a perdu en qualité de service et de conseil. 

2. Stratégie multicanal et modèle multispécialiste intégrés

Les banques traditionnelles ont conscience du déficit existant dans la relation entre leurs conseillers et leurs clients : les enjeux de productivité (l’étendue des univers à couvrir et la pression sur les objectifs), l’émergence des nouvelles technologies et aussi l’attitude des clients ont réduit les fréquences de contact avec l’agence traditionnelle.

L’usage des canaux à distance étant considéré comme incoutournable, les grandes banques de détail doivent évoluer vers une stratégie multicanal intégrée mais aussi celle d’un modèle multispécialiste intégré. Ce double modèle passe par la reconnaissance d’univers de besoins différents cohérents pour le client et relevant de domaines de compétences spécifiques.

Les deux axes de développement majeurs sont ainsi :
  • Service à la clientèle (améliorer les services, la gestion au quotidien pour les problèmes de moyens de paiement, de crédits ou de découverts à court terme) via le maximum de canaux possibles
  • Expertise conseil : possibilité de recourir à des spécialistes dans trois domaines principaux :
    • L’épargne (retraite, projet important, transmission de patrimoine, gestion de fortune)
    • Le financement (crédit immobilier, crédit à la personne, rachat de créances…)
    • L’assurance (assurances des biens et des personnes, assurances santé, assurances dépendance) 
3. Scénario pour la banque à distance
Ces professionnels de l’argent au quotidien et de la relation client seront au cœur du réseau d’agences de proximité qui maille l’ensemble du territoire français mais aussi sur des plates-formes téléphoniques, ou bien sur Internet, constituant un réseau d’acteurs interconnectés au service de la relation client. C’est pourquoi les banques à distance ont, elles aussi, à effectuer un repositionnement.

Elles peuvent par exemple :
  • Racheter un réseau (rachat des agences de la Caixa Banque par Axa)
  • Se spécialiser (Cortal Consors développe des villages du patrimoine)
  • S’ouvrir vers de nouveaux produits (ING Direct propose de l'épargne sur livret)
Impacts sur le SI

Pour n’importe quelle banque, l’intégration du multicanal revêt un enjeu capital : être présent et disponible au bon moment au bon endroit et selon les habitudes de vie du client. Si les clients veulent des produits et services personnalisés, ils souhaitent aussi un mode de relation à la carte. Le bon mix se trouve donc entre proximité géographique par le réseau d’agences et proximité technologique par les canaux distants. Le « click and mortar » semble être une solution d’avenir à condition que les banques adaptent leur structure, leur organisation, leur système d’information et leurs outils à cette nouvelle approche commerciale.

La banque de demain modifie largement l’organisation des banques actuelles tant au niveau de leur système d’information que de leur organisation. Elle implique en effet l’intégration de nouveaux canaux technologiques riches, rapides et réactifs :
  • Téléphone : centre d’appels avec horaires étendus, audiotel avec services restreints, téléphone mobile comme terminal d’information et alerte SMS,
  • Internet : sites web bancaires pour l’accès aux informations concernant les produits et services offerts, pour la consultation des comptes et la réalisation de différentes opérations, emails entrants et sortants,
  • Mur d’automates DAB-GAB avec service bancaire élargi : retraits, dépôt de chèque ou d’espèces, consultation des soldes, des dernières opérations, consolidation des différents comptes. A l’avenir, ce peut être aussi consultation du crédit immobilier, navigation dans l’offre de produits et services de sa banque. De manière plus extravagante comme au Japon : accesibilité vers des services extrabancaires (recharge de téléphone mobile, achat de places de cinéma, actions promotionnelles personnalisées…)
  • Et TV numérique, etc.
Plus la banque offre de canaux, plus les interactions entre ses canaux doivent être fortes. L’information doit être exploitable sur l’ensemble des canaux, de l’agence bancaire aux services à distance, et ce, tout en étant disponible en temps réel. Un système d’information unique, avec des données consolidées, permet davantage d’interactions, de traçabilité des clients, de cohérence et de convergence dans les actions commerciales.

De même, la multiplication des canaux impliquent une réflexion globale sur les outils et les méthodes utilisées :
  • Sécurisation des données et des échanges : PKI, SSL, X509, certificats dont signature numérique.
  • Mutualisation ou unicité des outils CRM / e-CRM pour accroître les contacts avec le client tout en gérant harmonieusement les différents modes de contacts
  • Création de nouveaux outils de reporting : enquête satisfaction, validité des systèmes de mesures et de performance client… dans le but d’optimiser les contacts et les produits / services proposés
  • Mise en place de nouveaux produits : coffre-fort électronique, bordereau numérique pour l’encaissement des chèques, analyse des comptes…
Applications
  • MOTESPay (MObile Transactions Electroniques Sécurisées) : « Le mobile en tant que terminal personnel sécurisé pour des services en ligne »
  • Paypal : « PayPal est une solution de paiement sur Internet permettant à un internaute d’envoyer et de recevoir ses paiements via Internet avec une adresse électronique, sans avoir à communiquer ses coordonnées de carte bancaire à chaque transaction. PayPal a été rachetée en 2002 par la société eBay. »
  • Monéo : « Porte-monnaie électronique permettant de payer avec une carte à puce les achats de la vie quotidienne. »
  • Licence GPay, le paiement par mobile via Google : Une solution de paiement sur mobile vient d’être publiée le 30 août 2007. GPay ne propose pas un concurrent direct à Paypal mais un système de paiement par SMS : « A computer-implemented method of effectuating an electronic on-line payment includes receiving at a computer server system a text message from a payor containing a payment request representing a payment amount sent by a payor device operating independently of the computer server system, determining a payment amount associated with the text message and debiting a payor account for an amount corresponding to the amount of the payment request, and crediting an account of a payee that is independent of the computer server system. »
  • Eptica : gamme de solutions logicielles de Relation Client, utilisé par le Crédit du Nord :
    • Optimiser la gestion de leurs contacts clients plurimédia (email, selfservice, chat, fax, courrier, SMS) ;
    • Outil de traitement automatique des emails ou aide aux téléconseillers : paramétrage => règles de probabilité + sémantique du contenu
Lexique
  • DAB-GAB : distributeur-guichet automatique bancaire
  • Le M-commerce (Mobile Commerce ou Mobile Business) correspond à l'utilisation de technologies sans fil, et plus particulièrement de la téléphonie mobile, afin de faire du commerce. Le commerce mobile est l'équivalent du commerce électronique appliqué aux réseaux sans fils (téléphonie mobile) au lieu de réseaux informatiques (Internet). De même, on trouve : m-paiement : Mobile Paiement et m-marketing : Mobile Marketing.
Sources

AGEFI :

1/ Dossier « Banque à distance », L’Agefi Hebdo, le 11/10/2007 :
  • Difficile de s’affranchir des réseaux en dur, Muriel Jaoüen
  • Internet impose sa loi, Soraya Haquani
  • Une intégration lente des services mobiles et des automates, Soraya Haquani
  • Les stratégies de conquête parient sur le marketing électronique, Muriel Jaoüen
  • Monabanq à la chasse des internautes, Muriel Jaoüen
2/ Autres articles :
  • La banque multicanal en quête d’équilibre, Soraya Haquani, L’Agefi Hebdo, le 30/11/2006
  • Avis d’expert : Françoise Leroy, directrice de la banque à distance du groupe Crédit du Nord, L’Agefi Hebdo, le 24/03/2006
  • 4 questions à François Moreau, directeur de la banque à distance du CCF, Malika Benlatrèche, L’Agefi Hebdo, le 29/01/2004
  • La banque à distance exige un contrôle accru, agefi.fr, le 21/07/1999
Autres sources :

samedi 27 octobre 2007

Les 10 freins au changement

Issus de La danse du changement de Peter Senge :
  1. On n'a pas le temps
  2. On ne sait pas à qui s'adresser
  3. On va nous demander du travail en plus
  4. Nous ne sommes pas aidé
  5. Ce truc n'est pas pertinent
  6. On n'arrête pas de réinventer la roue
  7. Les arguments ne tiennent pas
  8. Vous ne connaissez pas la réalité du terrain
  9. Vous allez tout casser
  10. Votre projet n'est pas adapté

mercredi 19 septembre 2007

CESU – Vers une offre de proximité des banques : impacts sur leur périmètre commercial et leurs relations clientèle

Six millions de foyers français seraient demandeurs de services à la personne. En complément de la diffusion du Chèque Emploi Service Universel bancaire, les banques tentent de faire l'interface entre les particuliers et les prestataires de services à domicile en construisant et offrant des services d’intermédiation. Objectifs à long terme : faire fructifier leur base de données clients et construire une relation de proximité propice au développement d’une offre de service étendue.

Analyse

Les services à la personne représentent actuellement un marché de 12,65 milliards d'euros en croissance de 10 % à 15 % par an. Etant donné le nombre d’acteurs, les potentialités directes sont faibles : pour un grand réseau bancaire, il représente donc un chiffre d’affaires modeste de quelques dizaines de millions d’euros. Pour ce secteur très concurrentiel, l’objectif principal n’est donc pas les gains financiers escomptés.

Si les banques entrent en concurrence sur cette nouvelle activité, c’est à la fois parce qu’elles peuvent émettre le CESU bancaire et distribuer les services à la personne qui y sont associés (assistance aux personnes âgées, garde d'enfants, jardinage...). De plus, les plate-formes d'intermédiation commercialisent des packages auprès des organismes de CESU préfinancés (Comité d'entreprise, collectivité territoriales, etc.). Le but est d’associer les CESU préfinancés à des services d'intermédiation afin de s’assurer une cible de clients encore plus large.

Plus que fournir, via une plate-forme téléphonique, un accès au plus grand nombre de prestataires (Personia), il s’agit de procurer un service « clé en main » qui couvre toute la chaîne depuis la demande jusqu’à la gestion des flux financiers (Séréna, Viavita, Domiserve) : recherche de l'intervenant, organisation de la prestation, facturation, émissions d’attestation fiscale. En parallèle, des dispositions interbancaires ont été mises en place afin de faciliter l’encaissement des CESU directement sur le compte des prestataires à travers les 43 500 agences bancaires et guichets postaux.

Surtout, l’intermédiation permet de renforcer les liens avec la clientèle : ces services de proximité sont autant d'occasions de tisser des relations différentes, originales, avec des clients à conquérir ou à fidéliser. La fidélisation du client passera par la capacité qu’aura une enseigne à proposer, grâce à des outils marketing opérationnels, une palette de services qui suivront la vie du client, la naissance des enfants, les déménagements, la scolarité, la retraite…

En effet, ce type d’information est crucial à toute banque : à long terme, l’objectif est de savoir combiner ces offres à des propositions de produits financiers. Les banques (ou les assurances) vont ainsi intégrer les services d'intermédiation dans leur offre, comme un complément de service (par exemple, adjoindre à une assurance annulation de voyage au service d'intermédiation).

Impacts

Face à des concurrents d’envergure comme la grande distribution (Monoprix, groupe Laser) et La Poste, les banques s’allient à des « assisteurs » aux savoir-faire complémentaires pour développer l’ingénierie nécessaire au référencement de prestataires et mettre en place la plate-forme téléphonique d’intermédiation. En effet, dans le cadre de contrats d'assurance multirisque ou dans certains contrats de prévoyance ou de santé, les assisteurs sont souvent présents sur de nombreux services à la personne et ce, depuis longtemps.

Parmi la quinzaine créée, quatre plates-formes d’intermédiation sont tout ou partie le fait de banques :
  • Personia (ADMR, AG2R et Crédit Mutuel),
  • Séréna (Caisse d’Epargne, MAIF, MACIF et MGEN),
  • Viavita (Crédit Agricole-LCL)
  • et Domiserve (AXA Assistance et Dexia Crédit Local).

Actuellement, BNP Paribas consulte pour trouver un intermédiaire.

Applications

Pour mettre en place un système d’information performant, il faut déjà avoir un réseau de prestataires capables de mailler le territoire. Leur montée en puissance est un point crucial de réussite : le secteur est en voie de professionnalisation. Le profil et l’équipement informatique sont loin d’être homogènes dans les 11 000 entités agréées ; 51 % sont des associations qui ne peuvent pas, à ce jour, faire face au réseau utilisé pour les intermédiations (e-mail, téléphone ou fax gérés le plus souvent par des bénévoles).

Ainsi, les systèmes d’information doivent accompagner la commercialisation des offres tout en tenant compte des limites existantes. Dans sa phase pilote, le Groupe Crédit Agricole adapte différents outils existants et investit dans de nouveaux en vue du déploiement au niveau national (fin 2008).

Finaliser un dispositif performant, dans un secteur à faible marge mais à forte exigence de qualité, passe par l’adaptation des outils CRM (gestion de la relation client) des centres d’appels téléphoniques et internet. Les outils de géomarketing aideront à identifier le bon service au bon endroit.

De plus, la formation des commerciaux est aussi une des priorités pour le bon déploiement de ces offres de proximité : les conseillers et téléconseillers doivent savoir accueillir la clientèle et lui vendre un service approprié.

Si la Poste propose Genius sur tout le territoire français depuis le 15 janvier 2007 ; la Caisse d’Épargne laisse jusqu’à fin 2007 à ses agences pour se préparer à la commercialisation de l’offre.

Par ailleurs, la dématérialisation du Cesu est à l’étude depuis le deuxième trimestre 2007. Les banques travaillent avec l'ANSP, l'URSSAF et la Banque de France, afin de simplifier encore l'utilisation des CESU, en proposant un dispositif totalement électronique et sécurisé. Cela permettra aux employés d'être payés par virement comme la plupart des salariés. Le volet social dématérialisé sera intégré, ce qui allègera les formalités pour les employeurs, les bénéficiaires et l'administration. Si la dématérialisation est effective, entraînera une nécessaire adaptation des banques émettrices, des plates-formes d’intermédiation et des prestataires de services.

Lexique

Le Chèque emploi service universel (CESU) est l'une des mesures phares de la loi de 26 juillet 2005, dite Borloo, relative au développement des services à la personne.

Destiné aux particuliers pour payer l'ensemble des services à la personne, il est disponible dès le 1er janvier 2006 et revêt deux formes :
  • Le Cesu bancaire : s'apparentant au précédent Chèque Emploi Service (CES), il sera diffusé par les établissements bancaires ayant passé une convention avec l'Etat (le groupe Caisse d'Epargne avec Accor Services, la Banque Postale, le groupe Banque Populaire et Dexia Crédit Local avec Axa Assistance). Il comprend un chèque bancaire à remplir par l'utilisateur et un volet social pour déclarer les salariés à domicile.
  • Le Cesu préfinancé : se substituant au Titre emploi service (TES), il est émis par des organismes habilités par l'Agence nationale des services à la personne. Pré-identifié au nom du bénéficiaire et à valeur définie, il est cofinancé en totalité ou partiellement par l'employeur, le comité d'entreprise ou un organisme financeur (Conseils généraux, caisse de retraite, centres communaux d'action sociale...).

Ainsi, le CESU complète et renforce le dispositif existant du Chèque emploi service, en offrant la possibilité d'une prise en charge du coût de l'emploi à domicile ou du coût des prestations proposées par les entreprises de services à domicile.

L’utilisation du CESU dispense l’employeur des formalités administratives ou les simplifie grandement. De plus, il ouvre droit à une réduction ou à un crédit d'impôt sur le revenu et, sous certaines conditions, à une exonération de charges patronales.

Sources

L’AGEFI HEBDO : www.agefi.fr
  • Les banques se dotent d’outils dédiés aux services à la personne par Sophie Maréchal - le 28 juin 2007
  • Banques et assureurs prennent pied dans les services à la personne par Christine Calais - le 15 février 2007
  • Banquiers et assureurs misent sur les services à la personne le 13/01/2006
LES ECHOS : www.lesechos.fr
  • AXA Assistance fait de l'accompagnement au quotidien sa priorité par G. V. - le 25 avril 07
  • Le groupe Crédit Agricole lance son offre de services à la personne par Mireille Weinberg - le 31 janvier 07
  • Les perspectives du marché français des services à la personne par Eurostaf, société d'études, filiale du groupe Les Echos - décembre 2006
LES SITES OFFICIELS :